Bridging Gap Between Capital Businesses

La première Diamond Capital Convention, organisée par Almasi Capital & Advisory, réunit banques et marchés financiers autour d’un appel : bâtir la confiance entre les capitaux disponibles et les opportunités d’investissement.

Le marché financier fait face à un défi majeur : relier les capitaux disponibles aux entreprises qui ont besoin de financement pour investir, grandir et créer des emplois. C’est l’un des sujets centraux de la première Diamond Capital Convention, qui a rassemblé les pouvoirs publics, les institutions financières, les entreprises, les investisseurs et les jeunes. Malgré son potentiel, le marché financier reste difficile d’accès pour beaucoup d’entreprises.

Lors de cet événement placé sous le haut patronage du Premier ministre, la directrice générale d’Almasi Capital & Advisory, Ingrid Obouh Fegue, a rappelé que la complexité des mécanismes financiers, la méconnaissance des instruments disponibles et le manque de confiance éloignent entrepreneurs et investisseurs. Résultat : des capitaux existent, mais des entreprises viables peinent à se financer.

 

Pour elle, la finance doit servir l’économie réelle. Les entreprises devraient pouvoir recourir au marché non seulement pour de grandes opérations, mais aussi pour financer leurs investissements, soutenir leur expansion et préparer des transmissions. Les professionnels de la finance doivent donc mieux communiquer, comprendre les besoins des entreprises et proposer des solutions plus simples et plus accessibles. De leur côté, les entreprises doivent mieux connaître le marché, préciser leurs besoins de financement et monter des projets finançables.

À l’ouverture, le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, s’exprimant au nom du Premier ministre, a lancé un appel en faveur de réformes plus profondes. Selon lui, la CEMAC dispose d’un fort potentiel, avec des entrepreneurs, des opportunités d’investissement et une épargne locale. Mais les besoins de financement restent importants dans des domaines comme les infrastructures, l’industrialisation, la transition énergétique, le numérique et la transformation des matières premières. Le crédit bancaire, essentiel, ne suffit pas à couvrir les besoins de long terme : il faut un marché des capitaux plus profond, plus liquide et plus transparent.

La présidente de la COSUMAF a de son côté réaffirmé son engagement pour des marchés plus solides, plus transparents et plus crédibles, avec des réformes pour réduire les coûts d’émission, renforcer l’éducation financière et moderniser le cadre réglementaire.